Déclaration de Madame la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable à l’Occasion de la Journée Internationale de la Reduction des Risques de Catastrophes (JIRRC 2024)

Mesdames et Messieurs,

Chers concitoyennes et concitoyens, 

En 1989, l’Assemblée Générale des Nations Unies a désigné le 13 octobre comme Journée Internationale pour la réduction des risques de catastrophes. Cette journée offre l’occasion de mettre en avant les progrès mondiaux accomplis en faveur de la prévention et de la réduction des risques.

 

Cette année, la journée internationale est célébrée sous le thème : « le rôle de l’éducation dans la protection et l’autonomisation des jeunes pour un avenir sans catastrophe », avec le slogan « Donner à la prochaine génération les moyens d’un avenir résilient ».

 

L’objectif de cette journée est de promouvoir « la participation pleine, égale, significative et inclusive » des jeunes et à la promotion d’une « culture de prévention des catastrophes », conformément au Cadre d’Action de Sendai. Le Cadre d’Action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030 appelle ces Etats membres, dont notre pays, à renforcer l’autonomisation des enfants et des jeunes, qui doivent disposer de « l’espace et des modalités nécessaires pour contribuer à la réduction des risques de catastrophe », comme le demande dont la République de Guinée est membre

 Selon l’UNICEF, environ un milliard d’enfants dans le monde sont extrêmement exposés aux effets du changement climatique, notamment aux catastrophes liées au climat.

En Guinée, les enfants et les jeunes restent vulnérables face aux phénomènes extrêmes liés au Changement climatique et aux défaillances techniques et technologiques dont la vétusté des installations et le manque ou le non-respect des plans d’urgence. Au nombre de ces phénomènes, notre pays enregistre de plus en plus, des inondations, des incendies, les éboulements dans les zones d’orpaillage et dans les zones d’habitation, des conflits sociaux, dont les conséquences ont été catastrophiques dans certains cas, notamment pour les enfants, les jeunes et les femmes.

J’adresse mes condoléances et toute ma compassion aux familles qui ont été victimes de ces phénomènes sur l’ensemble du territoire national. Je félicite le Gouvernement dans toutes ces composantes pour les mesures d’urgences efficaces qu’il a eu prendre pour faire face aux conséquences de ces phénomènes.

 

Chers compatriotes ;

 

Chers partenaires techniques et financiers ;

Comme le dit un adage, « Mieux vaut prévenir que guérir ! ». Nous devons donc renforcer les mesures préventives, aussi biens à travers :

  • l’adaptation des schémas d’aménagement de nos villes aux effets du changement climatique, notamment dans le Grand-Conakry ;
  • l’élimination des points d’obstruction des passages des eaux pluviales ;
  • le changement de comportement par rapport au rejet des déchets solides dans les caniveaux et l’occupation anarchique des zones inondables, les bras de mers, les berges et lits des cours d’eaux et les bas-fonds, etc. ;
  • la réalisation des études de dangers pour les installations industrielles et les infrastructures majeures, qui doivent désormais prendre en compte les hypothèses d’impacts du changement climatique, dont les modifications de la pluviométrie et des crues, l’augmentation de la température entrainant des chaleurs extrêmes.

 Chers compatriotes,

Au cours des cinq dernières années, entre 2019 et 2023 les inondations ont eu un impact dévastateur sur les enfants de moins de 5 ans et les jeunes, exacerbant leur vulnérabilité avec plus de 50 000 enfants directement touchés, particulièrement dans les zones urbaines de Conakry et dans les régions de kindia, kankan et N’zerekoré.

 

Environ 40 % des écoles affectées ont dû fermer temporairement, privant des milliers d’enfants de leur droit à l’éducation. Les jeunes, surtout ceux issus de familles à faibles revenus, ont subi d’importants dommages matériels, notamment la perte de logements, de fournitures scolaires et, dans certains cas, de leurs moyens de subsistances. Ces catastrophes ont amplifié les inégalités sociales et économiques, compromettant l’accès à l’éducation et l’avenir de toute une génération.

 

Pour faire face à ces catastrophes à cette situation, Mon Département a initié plusieurs actions dont :

  • La création du Comité National de Gestion des Catastrophes sous la tutelle de la Primature dont la mission est de définir et coordonner les stratégies relatives à la prévention des catastrophes ;
  • L’élaboration du plan de contingence national sous l’égide du Ministère en charge de l’administration du territoire ;
  • L’élaboration de la Politique Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes ;
  • L’élaboration de la Stratégie Nationale et du Plan Stratégique de la Réduction des Risques de Catastrophes sous l’égide du Ministère en charge de l’Environnement ;
  • La Mise en place des points focaux et comités de veille régionaux, préfectoraux et communaux de gestion des risques de catastrophes pour un meilleur suivi de la mise en œuvre du cadre d’action de Sendai et du Système d’Alerte Précoce ;
  • L’établissement d’une cartographie dynamique des risques de catastrophes dans notre pays.

 

Chers compatriotes,

L’autonomisation des enfants, notamment par l’éducation, peut leur permettre de se protéger et de devenir des agents du changement au sein de leur famille et de leur communauté pour la vulgarisation des bonnes pratiques et mesures de prévention et gestion efficiente des risques de catastrophes naturels et industriels. Elle peut leur permettre de se protéger et de devenir des agents du changement au sein de leur famille et de leur communauté pour la vulgarisation des bonnes pratiques et mesures de prévention et gestion efficiente des risques de catastrophes naturels et industriels.

C’est pourquoi nous avons prévue les activités suivantes cette année :

  • L’organisation de conférences publiques dans les établissements scolaires dans les Communes de Conakry, à l’attention d’au moins 1000 élèves des lycées et Collèges ;
  • La formation de 60 enseignants des collèges et Lycées de Grand-Conakry, incluant ceux de Coyah, Dubréka et Forécariah.
  • La vulgarisation du document de Stratégie nationale de gestion des risques de catastrophes ;
  • Le renforcement de la synergie d’actions entre les parties prenantes impliquées dans la gestion des catastrophes, sous le leadership de la Primature.

J’exhorte tous les acteurs concernés à une synergie d’action dans la collaboration intersectorielle en vue de promouvoir des actions concertées pour réduire au maximum les risques dont sont exposées nos enfants et jeunes. Nous sommes tous face à un défi qui interpelle la responsabilité individuelle et collective.

 

Pour terminer, je voudrais au nom de Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’État, Chef Supreme, son Excellence General Mamadi DOUMBOUYA et de tout son Gouvernement, saluer et encourager les efforts de tous les acteurs nationaux et internationaux évoluant dans les programmes de Reduction des Risques de Catastrophes notamment le Système des Nations Unis.

 

Vive la Coopération Internationale ;

Je vous remercie

Déclaration de la ministre Djami Diallo à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la protection de la couche d’Ozone

Chers Compatriotes,

 La République de Guinée, à l’instar des autres pays du monde, célèbre ce lundi 16 Septembre 2024 la JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PROTECTION DE LA COUCHE D’OZONE.

 

L’objectif principal de cette célébration est de permettre aux institutions qui œuvrent pour la protection de la couche d’Ozone, de porter un regard rétrospectif sur les activités initiées et les résultats atteints au titre des engagements des acteurs concernés, de saisir l’occasion pour faire une sensibilisation du public sur le rôle de la couche d’Ozone et l’utilisation des fluides frigorigènes qui sont responsable de sa destruction.

Le thème de cette année est intitulé : « Protocole de Montréal : Faire progresser l’action climatique ». Il vise à saluer l’action collective menée à travers le Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone et démontre que, lorsque les pays font preuve de détermination politique et œuvrent en faveur du bien commun, il est possible de faire changer les choses.

 

Mesdames et Messieurs,

 

 La couche d’Ozone protège la terre contre les rayonnements ultra-violets. Par conséquent, sa destruction occasionne l’arrivée excessive des rayons ultra-violets dangereux du soleil sur la terre, entraînant ainsi les atteintes à la santé et les perturbations des écosystèmes naturels.

Pour éliminer les substances chimiques responsable de l’appauvrissement de la couche d’ozone, la Convention de Vienne pour la protection de la couche d’Ozone et le Protocole de Montréal, ont été respectivement adoptés, sous l’égide des Nations-Unies, le 22 mars 1985 et le 16 septembre 1987. La Guinée a ratifié ces deux instruments juridiques internationaux en 1992.

 

Mesdames et Messieurs

 

La Guinée dans ses efforts pour répondre à ses obligations envers le Protocole de Montréal, a fourni des efforts importants, dont l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion de fluides frigorigènes qui comporte trois composantes :

  • la sensibilisation, l’information du public, la formation des techniciens de froid et des agents de Douanes chargés du contrôle sur les aspects liés à la protection de l’Environnement et la lutte contre les substances qui appauvrissent la couche d’Ozone.
  • L’établissement d’une grille qui vise la réduction progressive de la consommation et l’élimination complète de ces substances.
  • La mise en place d’un mécanisme de surveillance des importations de substances qui appauvrissent la couche d’Ozone dans notre pays.

Dans la poursuite de ses efforts, mon Département profite de cette journée pour :

  • Organiser une campagne de détection des fuites de gaz ;
  • Effectuer un contrôle de qualité des fluides frigorigènes ; et
  • Récupérer des fluides frigorigènes en utilisant les nouvelles technologies.

Grâce à ces efforts, notre pays gagnera le pari d’éliminer les substances les plus nocives à la couche d’Ozone.

 

Mesdames et Messieurs

 

La couche d’ozone, autrefois en péril, est en voie de reconstitution. Il faut maintenant aller plus loin. Dans cette perspective, l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal, qui se concentre sur l’élimination progressive des hydrofluorocarbures et des gaz qui contribuent au réchauffement climatique, contribuera également à renforcer les efforts d’atténuation du réchauffement du climat mondial.

 

Mesdames et Messieurs,

 

En cette Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, engageons-nous pour la protection de la Couche d’Ozone afin de prévenir des impacts majeurs sur la santé des populations et des écosystèmes.

Au nom de SEM le Président de la République, le Général Mamadi DOUMBOUYA et du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, je renouvelle la gratitude de notre pays, à tous nos Partenaires Techniques et Financiers, notamment le Fonds Multilatéral, l’Organisation des Nations Unies pour l’Environnement et l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel, pour leurs appuis constants.

 

Vive la Journée Internationale pour la protection de la Couche d’Ozone.

 

Je vous remercie.