Déclaration de Madame la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable à l’occasion de la Journée Internationale des Forêts

Déclaration de Madame la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable à l’occasion de la Journée Internationale des Forêts

 

Chers concitoyens,

 

Mesdames et Messieurs,

Depuis 2012, l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) a institué le 21 mars de chaque année, la « Journée Internationale des Forêts ». Cette année constitue donc, la treizième édition de cette manifestation avec comme thème « Forêts et innovations neuves, solutions pour un monde meilleur ».

 

Mesdames et Messieurs,

 

Les forêts et les arbres nous procurent de nombreux bienfaits. Ils nous protègent contre la pollution en absorbant le gaz carbonique de l’air et nous fournissent de l’eau propre grâce à la filtration de la nappe phréatique par le système racinaire des arbres. En outre, les arbres assurent le maintien d’un microclimat propice au développement des cultures et à l’amélioration du cadre de vie ; ils abritent et sauvegardent la biodiversité et agissent comme nos défenses naturelles contre le changement climatique. Tout simplement, la vie sur terre est possible et durable grâce aux forêts et aux arbres.

Ces forêts, source de vie, sont aussi le symbole de culture d’identité pour nos populations originaires du sud du pays. Ainsi, conformément à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Général de corps d’armée Mamadi DOUMBOUYA et aux orientations de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, M. Amadou Oury Bah, assurer la conservation et la renaissance de nos forêts est une nécessité pour sauvegarder la cohésion nationale et le bon vivre ensemble.

 

Chers concitoyens,

 

 La Journée Internationale des Forêts a pour objectif essentiel, d’accroître la prise de conscience de chacun d’entre nous au niveau local et sur le plan mondial, de l’importance des forêts et des arbres hors forêts, afin que tous, nous nous engagions dans leur protection et leur réhabilitation.

 Notre pays la Guinée, un des principaux Etats forestiers d’Afrique de l’Ouest, risque de ne plus l’être, si rien n’est fait pour inverser la tendance à la dégradation continue de sa couverture forestière. Par exemple, Les forêts de mangroves qui jouent un rôle essentiel dans la préservation des zones de reproduction des espèces halieutiques et la défense des côtes, ont régressé en superficie de 250 000 hectares en 1990 à 192 000 hectares en 2023, soit un recul d’environ 1750 hectares par an.

Face à ses chiffres inquiétants, la Guinée s’est engagée en 2016 à restaurer 2 millions d’ha de forêts d’ici 2030, en application du Défi de Bonn. Pour atteindre cet objectif, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable a bénéficié, avec l’appui technique de la FAO, d’un financement du Fonds pour l’Environnement Mondial pour la mise en œuvre du projet « Gestion intégrée des paysages dégradés pour des écosystèmes alimentaires et des moyens de subsistance durable en Haute Guinée et en Guinée Forestière ».

Par ailleurs, nous nous engageons à renforcer ou amorcer des initiatives devant contribuer à la réduction de la déforestation et la dégradation des terres. On peut citer, par exemple :

 

  • la mise en œuvre d’un plan pour la récupération, la restauration et l’aménagement des forêts classées en vue de leur protection et valorisation par une approche participative et intégrée. Ce processus a déjà commencé avec la récupération et la sécurisation des forêts de ENTA et de Dapompa dans la commune de Matoto ;

 

  • la mise en œuvre du projet du Réseau des aires protégées devant permettre de faire passer de 15 à 26%, la proportion du territoire national bénéficiant du statut de parcs nationaux ou de réserves de faunes. Cette initiative qui vise à soutenir la gestion durable des ressources naturelles et à inverser la tendance de la dégradation de nos forêts, est en cours avec le processus de création de nouveaux parcs dont le Parc National de Pencelly-Soya-Sabouya dans les régions de Mamou et Kindia et le Parc National frontalier des hauts plateaux de Kounounkan à Forécariah ;

 

  • la conduite de divers projets en partenariat avec des acteurs nationaux et internationaux dans l’objectif de sensibiliser les populations, plus particulièrement les femmes et les jeunes à la protection de l’arbre et de la forêt, en les initiant et encourageant au reboisement, notamment le reboisement des flancs de montagnes et des berges des cours d’eau abritant les infrastructures hydroélectriques. Le Ministère accompagne chaque année le reboisement de 1000 ha.

 

  • le renforcement du cadre de gouvernance et des activités d’éducation, de communication et de sensibilisation en matière de protection de l’environnement ;

 

  • la conduite du processus de clarification des limites des forêts classées en vue de leur immatriculation ;

 

  • la promotion de la technologie du biodigesteur pour la production des énergies vertes.

 

Mesdames et Messieurs,

 

C’est aussi pour moi, l’occasion d’exprimer toute la gratitude du Gouvernement à la FAO, au PNUD, à la Banque mondiale, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires techniques, pour leur soutien appréciable au développement forestier en Guinée et à les encourager à redoubler d’efforts dans leur intervention quotidienne, afin d’atteindre les objectifs que nous nous sommes assignés.

La Journée Internationale des Forêts est une invitation de la Communauté internationale à chaque pays, à réfléchir sur la gestion de ses forêts. Nous appelons ainsi tous les habitants autour des forêts, à une forte mobilisation en s’employant davantage à planter des arbres, à créer et protéger les forêts. C’est seulement par cette voie que nous pourrons conférer à nos écosystèmes forestiers un caractère écologiquement durable.

 

Vive la République de Guinée !

 

Vive la coopération internationale !

 

Je vous remercie.

 

𝐌𝐦𝐞 𝐥𝐚 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐃𝐞𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐧𝐞́𝐠𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞

𝐌𝐦𝐞 𝐥𝐚 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐃𝐞𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐧𝐞́𝐠𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.

𝐋𝐚 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞, 𝐇𝐚𝐝𝐣𝐚 𝐒𝐚𝐟𝐢𝐚𝐭𝐨𝐮 𝐃𝐈𝐀𝐋𝐋𝐎, 𝐚 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐝’𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝, 𝐚𝐮 𝐧𝐨𝐦 𝐝𝐮 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐒𝐨𝐧 𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐌𝐀𝐌𝐀𝐃𝐈 𝐃𝐎𝐔𝐌𝐁𝐎𝐔𝐘𝐀, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐭𝐚𝐭, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐒𝐮𝐩𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐀𝐫𝐦𝐞́𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐮 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐬𝐨𝐮𝐡𝐚𝐢𝐭𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐛𝐢𝐞𝐧𝐯𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐧𝐞́𝐠𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐏𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐓𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐨𝐧𝐭 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐝𝐮 𝐚̀ 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧.

Elle a exprimé un réel plaisir et un grand intérêt à prendre la parole en cette circonstance solennelle d’ouverture des travaux de cet atelier préparatoire à l’élaboration d’un instrument international juridiquement contraignant pour mettre fin à la pollution plastique.

S’adressant aux distingués invités, Mme Hadja Safiatou DIALLO, dira je cite « la pollution plastique constitue une crise planétaire ayant des impacts négatifs sur la santé humaine et l’environnement ». Selon les récentes données scientifiques et techniques il a été démontré que, sans les mesures de contrôle mondiales, la production de plastique pourrait doubler au cours des 20 prochaines années et la pollution plastique triplera d’ici 2040. Nous serons alors face à un fardeau inacceptable supporté par les générations actuelles et futures.

Les deux dernières décennies ont été marquées en Afrique par une forte pression sur les ressources naturelles, due aux actions anthropiques.

Les industries de production de plastique sont en pleine croissance dans les zones rurales et urbaines de nos pays.

Ces impacts exacerbés par la production des polluants plastiques, risquent de se faire ressentir de manière cumulative avec des effets nocifs durables sur le bien-être des communautés, la biodiversité et les milieux récepteurs.

Ces sources de pollution font de l’Afrique l’un des continents les plus nécessiteux de cet instrument international Juridiquement contraignant pour mettre fin à la pollution plastique.

Mme la Ministre, a rappelé les objectifs de cet atelier qui sont entre autres :

▪              Examen de l’avant-projet du nouvel instrument juridiquement contraignant, identifiant les priorités et stratégies communes sur les éléments de fond clés pour les négociations au CNI-3, y compris les objectifs, les obligations fondamentales et les mesures de contrôle ;

▪              Examen de l’avant-projet du nouvel instrument juridiquement contraignant, en identifiant les priorités et stratégies communes sur les éléments clés de mise en œuvre à négocier au CNI-3, y compris les ressources et mécanismes financiers, l’assistance technique, le renforcement des capacités, la formation et le transfert de technologie ;

▪              Identification des documents à préparer avant le Comité de Négociation Intergouvernementale 3 pour aider les délégués africains pendant les négociations.

Elle les a tous encouragés à participer activement aux procédures et à exprimer, sans réserve, toutes leurs préoccupations et contributions afin que celles-ci puissent être dûment considérées à la troisième session du Comité de négociation intergouvernemental. Ce document une fois élaboré servira de guide et de cadre stratégique de référence aux négociateurs de lutte contre la pollution plastiques. Hadja Safiatou DIALLO, avant de clore son intervention, a remercié très sincèrement, au nom du Chef de l’État, les partenaires techniques et financiers pour leur disponibilité avant de lancer les travaux de l’atelier préparatoire de la troisième session du Comité de négociation intergouvernemental sur la pollution plastique.