3e session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre

Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques du Burkina Faso,

Mesdames et Messieurs les Ministres, Membres du Conseil des Ministres de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre (L’AB.AOC),

Messieurs les Représentants des Ministres de l’AB.AOC,

Messieurs les Administrateurs de l’AB.AOC,

Monsieur le Secrétaire Exécutif de l’AB.AOC,

 

Au nom de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mamadi Doumbouya, je tiens à exprimer aux Etats membres ici présents les remerciements profonds de la République de Guinée pour la confiance qui lui est accordée en lui confiant les destinées de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre pour la période 2026-2027.

 

Permettez-moi également de rendre un hommage appuyé à mes prédécesseurs, en particulier à la Présidence sortante pour les progrès significatifs enregistrées durant son mandat. Mes remerciements vont au Secrétariat Exécutif de l’Alliance et à l’ensemble de nos partenaires techniques et financiers, pour leur engagement constant qui a permis d’ancrer durablement cette initiative. La responsabilité qui est confiée aujourd’hui à mon pays nous honore et nous oblige. Elle traduit la reconnaissance des efforts déployés par la Guinée pour promouvoir une énergie verte, accessible et durable en faveur de nos populations.

 

Mesdames et Messieurs 

L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale font face à de multiples défis environnementaux, économiques et sociaux majeurs :

  • Une forte dépendance au bois énergie, entretenue par la pauvreté et le coût élevé des combustibles fossiles ;
  • Une hausse soutenue de la demande énergétique liée à la croissance démographique ;
  • Des enjeux de sécurité alimentaire et les effets aggravés du changement climatique.

 

Ces défis exigent des réponses intégrées, durables et adaptées à nos réalités. Dans ce contexte, le biodigesteur s’impose comme une solution technologique pertinente et multisectorielle : i) il est une source d’énergie renouvelable pour la cuisson et la production d’électricité à moindre coût ; ii) il réduit les émissions de gaz à effet de serre et freine la déforestation ; iii) il contribue à la valorisation des déchets et à l’amélioration des conditions sanitaires par la réduction des insalubrités, et valorise le compost pour l’agriculture.

 

Au-delà de ces avantages, le biodigesteur est enfin un outil social puissant : i) pour les femmes, il réduit la pénibilité au travail, le temps consacré à la collecte de bois et l’exposition aux fumées toxiques ; ii) pour les jeunes, il crée des emplois verts dans la fabrication / installation / maintenance de l’équipement ou la gestion des déchets.

 

En investissant massivement dans cette technologie, nos Etats ont l’opportunité de réaliser leur vision d’un développement propre, résilient et durable.

 

Mesdames et Messieurs,

En Guinée, nous l’avons bien compris et c’est pourquoi mon pays est fier des résultats obtenus dans la promotion de cette technologie ces dernières années, à travers :

  • L’installation de plusieurs centaines de biodigesteurs domestiques et collectifs dans tout le pays ;
  • La structuration progressive d’un marché privé du biodigesteur avec la création de 12 entreprises de construction agréées et implantées dans les 4 régions administratives du pays ;
  • La mise en place de mécanismes de formation et d’accompagnement technique ;
  • L’intégration du biodigesteur dans les politiques nationales ;
  • La création de l’Agence Nationale de Promotion de la Technologie du Biodigesteur ;
  • La prise en compte du biodigesteur dans la mise en œuvre des projets portés par plusieurs ministères sectoriels.

 

Mesdames et Messieurs,

Dans le cadre de cette présidence biannuelle, la Guinée entend soutenir l’AB/AOC à relever les défis identifiés dans son rapport de synthèse pour faire du biodigesteur un levier stratégique pour la résilience des territoires, l’autonomisation des populations, la sécurité alimentaire, la souveraineté énergétique régionale, tout en s’appuyant sur les cinq axes prioritaires du plan stratégique 2026 – 2030.
La Guinée entend aussi intensifier les efforts sur les éléments-clé de ce plan quinquennal, à savoir :

  • Renforcer la coopération régionale ;
  • Mobiliser des ressources financières ;
  • Accélérer la diffusion à large échelle de la technologie ;
  • Promouvoir des formations techniques qualifiantes, notamment pour les jeunes artisans et techniciens installateurs ;
  • Intensifier la recherche et l’innovation ;
  • Consolider les partenariats entre l’État, les ONG et le secteur privé ;
  • Et amplifier la sensibilisation des populations sur les avantages économiques, sanitaires et environnementaux du biodigesteur.

 

Nous sommes convaincus que la réussite de ce mandat dépendra de la mobilisation collective. J’en appelle donc à la solidarité des États membres, à l’engagement soutenu des partenaires techniques et financiers, et à l’adhésion des acteurs locaux pour transformer le biodigesteur en levier concret de résilience, d’autonomie énergétique et de développement inclusif.
partagée.

En investissant ensemble dans cette technologie qui fournit une énergie localement accessible et durable, n’oublions jamais que nous contribuons à la protection de notre environnement, à l’amélioration du cadre de vie de nos concitoyens, en ville comme à la campagne, et que nous participons à la construction d’une économie verte, créatrice de richesses, d’emplois et de progrès social.

 

Je compte sur votre soutien pour faire de cette Présidence un succès collectif !

Vive l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’Ouest et du Centre !

Vive la coopération internationale !

Je vous remercie pour votre aimable attention.

Déclaration de la République de Guinée à l’occasion de la Journée mondiale des toilettes

Mesdames et Messieurs,

En ce jour consacré à la Journée mondiale des toilettes, nous nous rassemblons pour souligner l’importance cruciale de l’accès universel à des infrastructures sanitaires sûres et dignes, un droit fondamental qui doit être garanti à chaque citoyen, mais qui reste inaccessible pour un trop grand nombre de personnes dans le monde. Cette année, le thème « Les toilettes, espace de paix » nous invite à reconnaître les toilettes comme un lieu de sécurité et de dignité pour tous.

En Guinée, les défis liés à l’assainissement restent importants. Selon les données du Programme commun de surveillance de l’OMS et de l’UNICEF pour l’eau potable et l’assainissement (2022), seulement 60,6 % de la population guinéenne dispose d’un accès à des installations sanitaires améliorées, tandis que près de 7,1 % de nos concitoyens continuent de pratiquer la défécation à l’air libre. Ces chiffres ne sont pas de simples données statistiques, ils révèlent aussi une situation complexe qui affecte directement la santé et la dignité de millions de guinéens.

Les conséquences de cette situation sont multiples. Sur le plan de la santé publique, l’insuffisance d’infrastructures adéquates expose la population aux maladies hydriques telles que le choléra, la dysenterie et la typhoïde. L’amélioration de l’accès à des installations sanitaires pourrait réduire de plus de 30 % les cas de diarrhées morbides chez les enfants.

La question de la sécurité et de la dignité est également à relever, notamment pour les femmes et les filles, qui sont plus vulnérables en l’absence de toilettes sécurisées. Enfin, la gestion inadéquate des déchets humains pollue les cours d’eau, menace la biodiversité et compromet l’accès à une eau de qualité.

Mesdames et Messieurs,

Face à ces défis, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, suivant les orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Général Mamadi DOUMBOUYA et du Gouvernement, s’engage activement dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable, particulièrement les ODD 6.1 et 6.2, visant à garantir à tous un accès à l’eau potable et à des installations sanitaires sécurisées d’ici 2030.

A cet effet, nos priorités sont les suivantes :

D’abord, le développement des infrastructures d’assainissement : Nous déployons des programmes pour augmenter le nombre de toilettes sûres, en mettant en œuvre des initiatives comme la démarche « Préfecture Fin de défécation à l’air libre ».

Ensuite, l’éducation et la sensibilisation : Des campagnes sont menées pour changer les comportements et promouvoir des pratiques d’hygiène, en assurant que les populations adoptent les installations sanitaires nouvelles.

Enfin, l’innovation et la durabilité : Nous comptons introduire des technologies écologiques, notamment les toilettes à compost et les systèmes de recyclage des eaux, pour répondre aux enjeux environnementaux.

Au demeurant, pour aboutir à l’effectivité de ces actions, nous appelons l’ensemble de nos partenaires, les organisations de la société civile et chaque citoyen Guinéen à se joindre à nos efforts pour garantir un accès universel aux installations sanitaires.

‘’Ensemble, nous pouvons faire des toilettes un lieu de sécurité, de dignité et de paix pour tous’’.

Je vous remercie !

Discours du Secrétaire Général à la COP13 sur l’Ozone

Madame la Présidente de la MOP36 ;

Monsieur le Président de la COP13 sur l’Ozone ;

Madame la Secrétaire Exécutive du Secrétariat de l’Ozone ;

Mesdames et Messieurs les Ministres et représentants des Ministres et autres membres des délégations nationales ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Internationales

Permettez-moi avant tout, de remercier les autorités Thaïlandaises et les organisateurs de la COP13 et MOP36 pour l’accueil chaleureux accordé à notre délégation.

Au nom de Madame la Ministre de l’Environnement et du Développement durable de la Guinée, j’ai le plaisir de vous transmettre les salutations du Peuple de Guinée, de son Chef d’Etat le Général Mamadi DOUMBOUYA, du Premier Ministre, Chef de Gouvernement, au nom desquels je rassure de l’engagement de mon Pays en faveur des résolutions de la présente Conférence des Parties.

La Guinée félicite et s’engage à accompagner les Présidents et Officiers nouvellement élus de la COP13 et de la MOP36.

 

Chers Délégués,

La République de Guinée a signé et ratifié la Convention de Vienne et le Protocole de Montréal, relatifs aux substances qui appauvrissent la couche d’ozone respectivement, le 16 Septembre 2005 et le 16 Septembre 1987 ainsi que ses amendements. L’amendement de Kigali, adopté en Octobre 2016, a été ratifié par la Guinée le 05 Décembre 2019. Cet amendement qui porte sur la réduction des hydrofluorocarbures (HFC), puissants gaz à effet de serre, utilisés dans notre pays dans le domaine du froid et de la climatisation, offre une opportunité d’adopter des technologies respectueuses de l’environnement, et de promouvoir l’efficacité énergétique dans le domaine du froid et de la climatisation.

De telles mesures sont plus que jamais nécessaires, pour limiter les températures extrêmes dont la fréquence d’observations est en augmentation dans plusieurs régions du Monde, incluant dans notre pays.

La Guinée est résolument engagée auprès de la Communauté internationale pour la ratification   rapide de l’Amendement de Kigali dont l’application effective pourrait permettre d’éviter jusqu’à 0,5 degré Celsius d’augmentation des températures d’ici la fin du siècle.

Pour sa mise en œuvre, le Bureau Ozone de la Guinée a organisé plusieurs ateliers  de renforcement de capacités des parties prenantes (les douaniers, les techniciens de froid et les importateurs) sur la gestion et la détection des fluides frigorigènes. Le Bureau a aussi réalisé des sensibilisations du public sur l’application des mesures réglementaires pour soutenir l’élimination des HFCs.

Je saisie cette occasion pour mentionner l’initiative de création d’un marché carbone local en Guinée, permettant un engagement volontaire des entreprises minières pour la réduction de leurs émissions de Gaz à effet de serre dont le HFCs et les Dioxydes de Carbone. Ce mécanisme facilite en outre, le financement des mesures de lutte contre le réchauffement climatique à travers la création d’un Fonds d’atténuation, de recherche et d’innovation.

A cela s’ajoute :

  1. des mesures engagées par le Premier Ministre, Chef de Gouvernement, pour maitriser et réduire les consommations en énergie des bâtiments publics et pour moderniser les équipements de froid qui y sont installés ;
  2. la dématérialisation de la gestion des importations qui permet un meilleur contrôle des produits chimiques et des équipements contenant les HFCs au niveau des frontières ;
  • le récent décret portant interdiction de la fabrication, l’importation, la distribution, la commercialisation et l’utilisation des emballages plastics à usage unique, qui contribuera certainement à la réduction de la pollution plastique

Le Bureau Ozone de la Guinée a besoin du soutien des partenaires techniques et financiers internationaux pour mieux mettre ces mesures à profit pour réduire significativement des substances qui contribuent à l’appauvrissement de la Couche d’Ozone, lutter contre le commerce illicite et de favoriser un reppoting rapide et fiable.

 Mesdames et Messieurs

Je ne saurai terminer mon allocution sans remercier au nom de mes autorités le Secrétariat de la Convention  de Vienne et tous les Partenaires Techniques et financiers notamment le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement, le Secrétariat Exécutif de l’Ozone et le Fonds Multilatéral, pour l’appui  constant à la Guinée pour l’atteinte de ses objectifs dans le cadre de la Convention de Vienne, et de permettre à notre pays de prendre part à cet évènement important.

.Vive la Coopération Internationale

Je vous remercie pour votre aimable attention

Bangkok, le 31 octobre 2024

Pour la République de Guinée

Dr Karim SAMOURA, représentant de la Ministre

Secrétaire Général

Sg.medd@gouvernement.gov.gn

Déclaration de Madame la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable à l’Occasion de la Journée Internationale de la Reduction des Risques de Catastrophes (JIRRC 2024)

Mesdames et Messieurs,

Chers concitoyennes et concitoyens, 

En 1989, l’Assemblée Générale des Nations Unies a désigné le 13 octobre comme Journée Internationale pour la réduction des risques de catastrophes. Cette journée offre l’occasion de mettre en avant les progrès mondiaux accomplis en faveur de la prévention et de la réduction des risques.

 

Cette année, la journée internationale est célébrée sous le thème : « le rôle de l’éducation dans la protection et l’autonomisation des jeunes pour un avenir sans catastrophe », avec le slogan « Donner à la prochaine génération les moyens d’un avenir résilient ».

 

L’objectif de cette journée est de promouvoir « la participation pleine, égale, significative et inclusive » des jeunes et à la promotion d’une « culture de prévention des catastrophes », conformément au Cadre d’Action de Sendai. Le Cadre d’Action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030 appelle ces Etats membres, dont notre pays, à renforcer l’autonomisation des enfants et des jeunes, qui doivent disposer de « l’espace et des modalités nécessaires pour contribuer à la réduction des risques de catastrophe », comme le demande dont la République de Guinée est membre

 Selon l’UNICEF, environ un milliard d’enfants dans le monde sont extrêmement exposés aux effets du changement climatique, notamment aux catastrophes liées au climat.

En Guinée, les enfants et les jeunes restent vulnérables face aux phénomènes extrêmes liés au Changement climatique et aux défaillances techniques et technologiques dont la vétusté des installations et le manque ou le non-respect des plans d’urgence. Au nombre de ces phénomènes, notre pays enregistre de plus en plus, des inondations, des incendies, les éboulements dans les zones d’orpaillage et dans les zones d’habitation, des conflits sociaux, dont les conséquences ont été catastrophiques dans certains cas, notamment pour les enfants, les jeunes et les femmes.

J’adresse mes condoléances et toute ma compassion aux familles qui ont été victimes de ces phénomènes sur l’ensemble du territoire national. Je félicite le Gouvernement dans toutes ces composantes pour les mesures d’urgences efficaces qu’il a eu prendre pour faire face aux conséquences de ces phénomènes.

 

Chers compatriotes ;

 

Chers partenaires techniques et financiers ;

Comme le dit un adage, « Mieux vaut prévenir que guérir ! ». Nous devons donc renforcer les mesures préventives, aussi biens à travers :

  • l’adaptation des schémas d’aménagement de nos villes aux effets du changement climatique, notamment dans le Grand-Conakry ;
  • l’élimination des points d’obstruction des passages des eaux pluviales ;
  • le changement de comportement par rapport au rejet des déchets solides dans les caniveaux et l’occupation anarchique des zones inondables, les bras de mers, les berges et lits des cours d’eaux et les bas-fonds, etc. ;
  • la réalisation des études de dangers pour les installations industrielles et les infrastructures majeures, qui doivent désormais prendre en compte les hypothèses d’impacts du changement climatique, dont les modifications de la pluviométrie et des crues, l’augmentation de la température entrainant des chaleurs extrêmes.

 Chers compatriotes,

Au cours des cinq dernières années, entre 2019 et 2023 les inondations ont eu un impact dévastateur sur les enfants de moins de 5 ans et les jeunes, exacerbant leur vulnérabilité avec plus de 50 000 enfants directement touchés, particulièrement dans les zones urbaines de Conakry et dans les régions de kindia, kankan et N’zerekoré.

 

Environ 40 % des écoles affectées ont dû fermer temporairement, privant des milliers d’enfants de leur droit à l’éducation. Les jeunes, surtout ceux issus de familles à faibles revenus, ont subi d’importants dommages matériels, notamment la perte de logements, de fournitures scolaires et, dans certains cas, de leurs moyens de subsistances. Ces catastrophes ont amplifié les inégalités sociales et économiques, compromettant l’accès à l’éducation et l’avenir de toute une génération.

 

Pour faire face à ces catastrophes à cette situation, Mon Département a initié plusieurs actions dont :

  • La création du Comité National de Gestion des Catastrophes sous la tutelle de la Primature dont la mission est de définir et coordonner les stratégies relatives à la prévention des catastrophes ;
  • L’élaboration du plan de contingence national sous l’égide du Ministère en charge de l’administration du territoire ;
  • L’élaboration de la Politique Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes ;
  • L’élaboration de la Stratégie Nationale et du Plan Stratégique de la Réduction des Risques de Catastrophes sous l’égide du Ministère en charge de l’Environnement ;
  • La Mise en place des points focaux et comités de veille régionaux, préfectoraux et communaux de gestion des risques de catastrophes pour un meilleur suivi de la mise en œuvre du cadre d’action de Sendai et du Système d’Alerte Précoce ;
  • L’établissement d’une cartographie dynamique des risques de catastrophes dans notre pays.

 

Chers compatriotes,

L’autonomisation des enfants, notamment par l’éducation, peut leur permettre de se protéger et de devenir des agents du changement au sein de leur famille et de leur communauté pour la vulgarisation des bonnes pratiques et mesures de prévention et gestion efficiente des risques de catastrophes naturels et industriels. Elle peut leur permettre de se protéger et de devenir des agents du changement au sein de leur famille et de leur communauté pour la vulgarisation des bonnes pratiques et mesures de prévention et gestion efficiente des risques de catastrophes naturels et industriels.

C’est pourquoi nous avons prévue les activités suivantes cette année :

  • L’organisation de conférences publiques dans les établissements scolaires dans les Communes de Conakry, à l’attention d’au moins 1000 élèves des lycées et Collèges ;
  • La formation de 60 enseignants des collèges et Lycées de Grand-Conakry, incluant ceux de Coyah, Dubréka et Forécariah.
  • La vulgarisation du document de Stratégie nationale de gestion des risques de catastrophes ;
  • Le renforcement de la synergie d’actions entre les parties prenantes impliquées dans la gestion des catastrophes, sous le leadership de la Primature.

J’exhorte tous les acteurs concernés à une synergie d’action dans la collaboration intersectorielle en vue de promouvoir des actions concertées pour réduire au maximum les risques dont sont exposées nos enfants et jeunes. Nous sommes tous face à un défi qui interpelle la responsabilité individuelle et collective.

 

Pour terminer, je voudrais au nom de Monsieur le Président de la Transition, Chef de l’État, Chef Supreme, son Excellence General Mamadi DOUMBOUYA et de tout son Gouvernement, saluer et encourager les efforts de tous les acteurs nationaux et internationaux évoluant dans les programmes de Reduction des Risques de Catastrophes notamment le Système des Nations Unis.

 

Vive la Coopération Internationale ;

Je vous remercie

Intervention du Premier Ministre sur le Lancement De L’adhésion de la Guinée au Défi Mondial sur la Tarification Carbone et le Développement d’un Instrument de Tarification Carbone dans Le Secteur Extractif

  • Mesdames et Messieurs les Ministres ;
  • Monsieur le Représentant Résident de la Banque mondiale en Guinée ; 
  • Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions Nationales et Internationales ; 
  • Monsieur le Président de la Chambre des Mines;

 

  • Honorables invités, en vos rangs, grades et qualités tout protocole observé ; 
  • Chers participants ;

Au nom du Président de la République, le Général de Corps d’Armée Mamadi DOUMBOUYA, je tiens d’abord à vous remercier pour votre forte mobilisation à ces journées nationales de concertation consacrées à la mise en œuvre du marché carbone en Guinée.

 

Je suis particulièrement fier d’ouvrir ces journées nationales et j’ai l’honneur d’annoncer l’adhésion de la Guinée au Défi mondial sur la tarification carbone (en anglais : Global Carbon Pricing Challenge) en tant que pays « ami ». Cela témoigne de notre engagement en faveur  des mécanismes volontaires d’échanges et de compensations financières des émissions excédentaires de gaz à effet de serre par le secteur minier, comme moyens de contribution à l’atténuation des changements climatiques.

 

En adhérant à cette initiative du Global Carbon Pricing Challenge, la Guinée rejoint le Canada, le Chili, la République de Corée, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, la Norvège, la Côte d’Ivoire et les Etats membres de l’Union Européenne afin de tirer parti de leurs solides assises de leadership dans le domaine de la tarification du carbone, en collaboration avec des administrations aux vues similaires.

 

Mesdames et Messieurs les Ministres, Chers participants, Honorables invités ;

 

Le Gouvernement guinéen, l’industrie minière guinéenne et la Banque mondiale ont travaillé en étroite collaboration pour concevoir un système de tarification du carbone spécifiquement adapté aux industries de la bauxite et du fer.

 

Il n’est donc pas surprenant de constater que les émissions de gaz à effet de serre du secteur minier représentent 32% du total des émissions du secteur de l’énergie, un chiffre qui augmentera avec  l’ouverture prochaine des mines de Simandou.

 

Ces émissions peuvent être réduites grâce à l’introduction de mécanismes volontaires accompagnés de mesures incitatives pour les acteurs concernés.

 

C’est dans ce cadre que, dès 2021, la Guinée a mis l’accent sur le secteur minier dans ses engagements volontaires de réduction des gaz à effet de serre. Notre ambition aujourd’hui est de devenir un pays leader en Afrique dans la mise en place et le fonctionnement d’un mécanisme de tarification carbone spécifique au secteur minier.

 

Mesdames et Messieurs les Ministres, Chers participants, Honorables invités ;

 

Nous reconnaissons que bien que la bauxite et le fer soient essentiels à la transition énergétique mondiale, ils doivent être extraits et traités de manière durable, notamment les  impacts négatifs, y compris les émissions de gaz à effet de serre.  Il est inadmissible que  l’économie guinéenne repose encore largement sur le secteur minier.

 

L’instrument sur la tarification carbone est conçu en prenant en compte les circonstances nationales spécifiques de la Guinée.

Il s’agit d’un instrument basé sur trois (3) principes majeurs :

  1. Il doit soutenir la compétitivité du secteur minier guinéen ;
  2. Il doit être élaboré en coopération avec le gouvernement guinéen et le secteur minier ;
  • Les revenus doivent être utilisés pour soutenir l’atténuation du changement climatique dans le secteur minier.

 

In fine, l’instrument proposé doit faciliter et accélérer la décarbonisation du secteur minier. Il facilitera aussi la mobilisation de financements privés pour la lutte contre le changement climatique, à travers l’alimentation d’un Fonds d’appuis à la recherche et à l’innovation technologique pour l’atténuation, l’adaptation et l’accroissement de la résilience des communautés.

 

Il s’agit d’un instrument réactif qui sera le premier du genre en Afrique et dans le monde. Nous espérons qu’il servira de modèle réplicable en Guinée, dans d’autres secteurs, et à l’étranger. Cet outil pourrait en effet étendre sa portée et couvrir les secteurs de l’électricité et des transports. Il pourrait aussi être adopté par d’autres pays en développement.

À cet égard, la République de Guinée pourra se targuer d’être un véritable leader mondial en aidant les autres pays en développement à « trouver la quadrature du cercle » entre l’exploitation des ressources naturelles et les actions responsables qui minimisent les impacts environnementaux et sociaux.

 

Je tiens également à souligner  le rôle stratégique que notre pays s’apprête à jouer dans la décarbonisation de l’industrie mondiale du fer, grâce au Projet Simandou. En effet, le minerai de fer de Simandou, par sa teneur exceptionnelle, qui nécessitera moins d’énergie pour sa transformation, se présentera comme une alternative pour concilier la disponibilisation de produits de fer de qualité sur le marché mondial, tout en limitant l’émission de gaz à effet de serre associée.

 

Nous devons capitaliser cette situation comme une opportunité pour la mobilisation de financements verts et la promotion de l’image de notre pays et de notre secteur minier.

 

C’est pourquoi, Madame la Ministre, je vous invite, en collaboration avec le Ministre en charge de l’Energie et le Ministre en Charge de l’Energie,  à préparer une présentation lors de la Conférences des Parties à la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques en Azerbaïdjan, afin de mettre en lumière nos avancées dans la mise en place de l’Instrument de tarification carbone qui sera issu de ces journées et le potentiel de décarbonisation de l’économie mondiale que représente le projet SIMANDOU.

Mesdames et Messieurs les Ministres, Chers participants, Honorables invités ;

 

J’invite tout-un-chacun à se saisir de l’instrument de tarification carbone proposé et à faire avancer son opérationnalisation.

 

Je vous félicite d’avance pour les efforts fournis. C’est un moment de fierté pour la Guinée de montrer son leadership dans un domaine aussi sensible.

 

Sur ces mots, je déclare « officiellement ouvertes » les journées de concertation sur la mise en œuvre du marché carbone en Guinée.

 

Vive la Coopération Internationale !

 

Vive la Guinée !

 

Je vous remercie.

 

Déclaration de la ministre Djami Diallo à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la protection de la couche d’Ozone

Chers Compatriotes,

 La République de Guinée, à l’instar des autres pays du monde, célèbre ce lundi 16 Septembre 2024 la JOURNEE INTERNATIONALE DE LA PROTECTION DE LA COUCHE D’OZONE.

 

L’objectif principal de cette célébration est de permettre aux institutions qui œuvrent pour la protection de la couche d’Ozone, de porter un regard rétrospectif sur les activités initiées et les résultats atteints au titre des engagements des acteurs concernés, de saisir l’occasion pour faire une sensibilisation du public sur le rôle de la couche d’Ozone et l’utilisation des fluides frigorigènes qui sont responsable de sa destruction.

Le thème de cette année est intitulé : « Protocole de Montréal : Faire progresser l’action climatique ». Il vise à saluer l’action collective menée à travers le Protocole de Montréal pour la protection de la couche d’ozone et démontre que, lorsque les pays font preuve de détermination politique et œuvrent en faveur du bien commun, il est possible de faire changer les choses.

 

Mesdames et Messieurs,

 

 La couche d’Ozone protège la terre contre les rayonnements ultra-violets. Par conséquent, sa destruction occasionne l’arrivée excessive des rayons ultra-violets dangereux du soleil sur la terre, entraînant ainsi les atteintes à la santé et les perturbations des écosystèmes naturels.

Pour éliminer les substances chimiques responsable de l’appauvrissement de la couche d’ozone, la Convention de Vienne pour la protection de la couche d’Ozone et le Protocole de Montréal, ont été respectivement adoptés, sous l’égide des Nations-Unies, le 22 mars 1985 et le 16 septembre 1987. La Guinée a ratifié ces deux instruments juridiques internationaux en 1992.

 

Mesdames et Messieurs

 

La Guinée dans ses efforts pour répondre à ses obligations envers le Protocole de Montréal, a fourni des efforts importants, dont l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de gestion de fluides frigorigènes qui comporte trois composantes :

  • la sensibilisation, l’information du public, la formation des techniciens de froid et des agents de Douanes chargés du contrôle sur les aspects liés à la protection de l’Environnement et la lutte contre les substances qui appauvrissent la couche d’Ozone.
  • L’établissement d’une grille qui vise la réduction progressive de la consommation et l’élimination complète de ces substances.
  • La mise en place d’un mécanisme de surveillance des importations de substances qui appauvrissent la couche d’Ozone dans notre pays.

Dans la poursuite de ses efforts, mon Département profite de cette journée pour :

  • Organiser une campagne de détection des fuites de gaz ;
  • Effectuer un contrôle de qualité des fluides frigorigènes ; et
  • Récupérer des fluides frigorigènes en utilisant les nouvelles technologies.

Grâce à ces efforts, notre pays gagnera le pari d’éliminer les substances les plus nocives à la couche d’Ozone.

 

Mesdames et Messieurs

 

La couche d’ozone, autrefois en péril, est en voie de reconstitution. Il faut maintenant aller plus loin. Dans cette perspective, l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal, qui se concentre sur l’élimination progressive des hydrofluorocarbures et des gaz qui contribuent au réchauffement climatique, contribuera également à renforcer les efforts d’atténuation du réchauffement du climat mondial.

 

Mesdames et Messieurs,

 

En cette Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, engageons-nous pour la protection de la Couche d’Ozone afin de prévenir des impacts majeurs sur la santé des populations et des écosystèmes.

Au nom de SEM le Président de la République, le Général Mamadi DOUMBOUYA et du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, je renouvelle la gratitude de notre pays, à tous nos Partenaires Techniques et Financiers, notamment le Fonds Multilatéral, l’Organisation des Nations Unies pour l’Environnement et l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel, pour leurs appuis constants.

 

Vive la Journée Internationale pour la protection de la Couche d’Ozone.

 

Je vous remercie.

Déclaration de Madame la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable à l’occasion de la Journée Internationale des Forêts

Déclaration de Madame la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable à l’occasion de la Journée Internationale des Forêts

 

Chers concitoyens,

 

Mesdames et Messieurs,

Depuis 2012, l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation (FAO) a institué le 21 mars de chaque année, la « Journée Internationale des Forêts ». Cette année constitue donc, la treizième édition de cette manifestation avec comme thème « Forêts et innovations neuves, solutions pour un monde meilleur ».

 

Mesdames et Messieurs,

 

Les forêts et les arbres nous procurent de nombreux bienfaits. Ils nous protègent contre la pollution en absorbant le gaz carbonique de l’air et nous fournissent de l’eau propre grâce à la filtration de la nappe phréatique par le système racinaire des arbres. En outre, les arbres assurent le maintien d’un microclimat propice au développement des cultures et à l’amélioration du cadre de vie ; ils abritent et sauvegardent la biodiversité et agissent comme nos défenses naturelles contre le changement climatique. Tout simplement, la vie sur terre est possible et durable grâce aux forêts et aux arbres.

Ces forêts, source de vie, sont aussi le symbole de culture d’identité pour nos populations originaires du sud du pays. Ainsi, conformément à la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République, le Général de corps d’armée Mamadi DOUMBOUYA et aux orientations de Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, M. Amadou Oury Bah, assurer la conservation et la renaissance de nos forêts est une nécessité pour sauvegarder la cohésion nationale et le bon vivre ensemble.

 

Chers concitoyens,

 

 La Journée Internationale des Forêts a pour objectif essentiel, d’accroître la prise de conscience de chacun d’entre nous au niveau local et sur le plan mondial, de l’importance des forêts et des arbres hors forêts, afin que tous, nous nous engagions dans leur protection et leur réhabilitation.

 Notre pays la Guinée, un des principaux Etats forestiers d’Afrique de l’Ouest, risque de ne plus l’être, si rien n’est fait pour inverser la tendance à la dégradation continue de sa couverture forestière. Par exemple, Les forêts de mangroves qui jouent un rôle essentiel dans la préservation des zones de reproduction des espèces halieutiques et la défense des côtes, ont régressé en superficie de 250 000 hectares en 1990 à 192 000 hectares en 2023, soit un recul d’environ 1750 hectares par an.

Face à ses chiffres inquiétants, la Guinée s’est engagée en 2016 à restaurer 2 millions d’ha de forêts d’ici 2030, en application du Défi de Bonn. Pour atteindre cet objectif, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable a bénéficié, avec l’appui technique de la FAO, d’un financement du Fonds pour l’Environnement Mondial pour la mise en œuvre du projet « Gestion intégrée des paysages dégradés pour des écosystèmes alimentaires et des moyens de subsistance durable en Haute Guinée et en Guinée Forestière ».

Par ailleurs, nous nous engageons à renforcer ou amorcer des initiatives devant contribuer à la réduction de la déforestation et la dégradation des terres. On peut citer, par exemple :

 

  • la mise en œuvre d’un plan pour la récupération, la restauration et l’aménagement des forêts classées en vue de leur protection et valorisation par une approche participative et intégrée. Ce processus a déjà commencé avec la récupération et la sécurisation des forêts de ENTA et de Dapompa dans la commune de Matoto ;

 

  • la mise en œuvre du projet du Réseau des aires protégées devant permettre de faire passer de 15 à 26%, la proportion du territoire national bénéficiant du statut de parcs nationaux ou de réserves de faunes. Cette initiative qui vise à soutenir la gestion durable des ressources naturelles et à inverser la tendance de la dégradation de nos forêts, est en cours avec le processus de création de nouveaux parcs dont le Parc National de Pencelly-Soya-Sabouya dans les régions de Mamou et Kindia et le Parc National frontalier des hauts plateaux de Kounounkan à Forécariah ;

 

  • la conduite de divers projets en partenariat avec des acteurs nationaux et internationaux dans l’objectif de sensibiliser les populations, plus particulièrement les femmes et les jeunes à la protection de l’arbre et de la forêt, en les initiant et encourageant au reboisement, notamment le reboisement des flancs de montagnes et des berges des cours d’eau abritant les infrastructures hydroélectriques. Le Ministère accompagne chaque année le reboisement de 1000 ha.

 

  • le renforcement du cadre de gouvernance et des activités d’éducation, de communication et de sensibilisation en matière de protection de l’environnement ;

 

  • la conduite du processus de clarification des limites des forêts classées en vue de leur immatriculation ;

 

  • la promotion de la technologie du biodigesteur pour la production des énergies vertes.

 

Mesdames et Messieurs,

 

C’est aussi pour moi, l’occasion d’exprimer toute la gratitude du Gouvernement à la FAO, au PNUD, à la Banque mondiale, ainsi qu’à l’ensemble des partenaires techniques, pour leur soutien appréciable au développement forestier en Guinée et à les encourager à redoubler d’efforts dans leur intervention quotidienne, afin d’atteindre les objectifs que nous nous sommes assignés.

La Journée Internationale des Forêts est une invitation de la Communauté internationale à chaque pays, à réfléchir sur la gestion de ses forêts. Nous appelons ainsi tous les habitants autour des forêts, à une forte mobilisation en s’employant davantage à planter des arbres, à créer et protéger les forêts. C’est seulement par cette voie que nous pourrons conférer à nos écosystèmes forestiers un caractère écologiquement durable.

 

Vive la République de Guinée !

 

Vive la coopération internationale !

 

Je vous remercie.

 

𝐌𝐦𝐞 𝐥𝐚 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐃𝐞𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐧𝐞́𝐠𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞

𝐌𝐦𝐞 𝐥𝐚 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐃𝐞𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐃𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐧𝐞́𝐠𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞.

𝐋𝐚 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞, 𝐇𝐚𝐝𝐣𝐚 𝐒𝐚𝐟𝐢𝐚𝐭𝐨𝐮 𝐃𝐈𝐀𝐋𝐋𝐎, 𝐚 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐝’𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝, 𝐚𝐮 𝐧𝐨𝐦 𝐝𝐮 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐒𝐨𝐧 𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐂𝐨𝐥𝐨𝐧𝐞𝐥 𝐌𝐀𝐌𝐀𝐃𝐈 𝐃𝐎𝐔𝐌𝐁𝐎𝐔𝐘𝐀, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐭𝐚𝐭, 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐒𝐮𝐩𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐀𝐫𝐦𝐞́𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐂𝐡𝐞𝐟 𝐝𝐮 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐬𝐨𝐮𝐡𝐚𝐢𝐭𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐛𝐢𝐞𝐧𝐯𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐚𝐭𝐞𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐫𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐚𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬𝐢𝐞̀𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐦𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐧𝐞́𝐠𝐨𝐜𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐨𝐥𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐥𝐚𝐬𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐚𝐥𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐏𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐓𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐅𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐨𝐧𝐭 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐝𝐮 𝐚̀ 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐯𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧.

Elle a exprimé un réel plaisir et un grand intérêt à prendre la parole en cette circonstance solennelle d’ouverture des travaux de cet atelier préparatoire à l’élaboration d’un instrument international juridiquement contraignant pour mettre fin à la pollution plastique.

S’adressant aux distingués invités, Mme Hadja Safiatou DIALLO, dira je cite « la pollution plastique constitue une crise planétaire ayant des impacts négatifs sur la santé humaine et l’environnement ». Selon les récentes données scientifiques et techniques il a été démontré que, sans les mesures de contrôle mondiales, la production de plastique pourrait doubler au cours des 20 prochaines années et la pollution plastique triplera d’ici 2040. Nous serons alors face à un fardeau inacceptable supporté par les générations actuelles et futures.

Les deux dernières décennies ont été marquées en Afrique par une forte pression sur les ressources naturelles, due aux actions anthropiques.

Les industries de production de plastique sont en pleine croissance dans les zones rurales et urbaines de nos pays.

Ces impacts exacerbés par la production des polluants plastiques, risquent de se faire ressentir de manière cumulative avec des effets nocifs durables sur le bien-être des communautés, la biodiversité et les milieux récepteurs.

Ces sources de pollution font de l’Afrique l’un des continents les plus nécessiteux de cet instrument international Juridiquement contraignant pour mettre fin à la pollution plastique.

Mme la Ministre, a rappelé les objectifs de cet atelier qui sont entre autres :

▪              Examen de l’avant-projet du nouvel instrument juridiquement contraignant, identifiant les priorités et stratégies communes sur les éléments de fond clés pour les négociations au CNI-3, y compris les objectifs, les obligations fondamentales et les mesures de contrôle ;

▪              Examen de l’avant-projet du nouvel instrument juridiquement contraignant, en identifiant les priorités et stratégies communes sur les éléments clés de mise en œuvre à négocier au CNI-3, y compris les ressources et mécanismes financiers, l’assistance technique, le renforcement des capacités, la formation et le transfert de technologie ;

▪              Identification des documents à préparer avant le Comité de Négociation Intergouvernementale 3 pour aider les délégués africains pendant les négociations.

Elle les a tous encouragés à participer activement aux procédures et à exprimer, sans réserve, toutes leurs préoccupations et contributions afin que celles-ci puissent être dûment considérées à la troisième session du Comité de négociation intergouvernemental. Ce document une fois élaboré servira de guide et de cadre stratégique de référence aux négociateurs de lutte contre la pollution plastiques. Hadja Safiatou DIALLO, avant de clore son intervention, a remercié très sincèrement, au nom du Chef de l’État, les partenaires techniques et financiers pour leur disponibilité avant de lancer les travaux de l’atelier préparatoire de la troisième session du Comité de négociation intergouvernemental sur la pollution plastique.

Allocution de Madame la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable à l’atelier sur l’économie bleue

Allocution de Madame la Ministre de l’Environnement et du Développement Durable à l’atelier sur l’économie bleue

Veuillez cliquez sur lien  https://medd.gov.gn/file/2023/06/Allocution-MEDD-Economie-Bleue.pdf