MEDD : Le Groupe Topaz Guinée remet un premier lot de 800 poubelles au MEDD

Conakry, le 15 septembre 2026 – Le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, M. Fassou THÉA, a présidé la cérémonie de réception d’un premier lot de 800 poubelles destinées à faciliter la collecte des déchets. Ce geste s’inscrit en droite ligne de la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) et constitue la première étape d’un projet global prévoyant la fourniture progressive de 4 800 poubelles.
M. Kémo Touré, Conseiller du Groupe Topaz, a réaffirmé l’engagement de son entreprise à accompagner le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) ainsi que les ministères sectoriels dans leurs efforts de lutte contre la pollution et de préservation de l’environnement. Il a notamment indiqué que Topaz Guinée, l’un des principaux producteurs de plastique du pays, travaille depuis 2015 sur la question des plastiques à usage unique, notamment à travers des démarches de contrôle et des tests en laboratoire.

« Ces produits sont aujourd’hui soumis à des tests en laboratoire et les résultats seront mis à la disposition du Ministère de l’Environnement », a-t-il expliqué. Il a également rassuré le MEDD en affirmant que le Groupe Topaz a entrepris plusieurs initiatives dans le domaine de la collecte et de la gestion des déchets.
À son tour, le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, M. Fassou THÉA, a salué l’engagement du Groupe Topaz Guinée et s’est réjoui de cette contribution concrète du secteur privé.
« L’action de Topaz nous réjouit à plus d’un titre, parce que nous sommes dans un processus continu de mise en œuvre et d’application directe du décret de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Mamadi Doumbouya, qui a bien voulu prendre des mesures fermes contre les plastiques à usage unique en République de Guinée, après plusieurs consultations avec nos partenaires », a déclaré le Ministre.
M. Fassou THÉA a également précisé que cette contribution va bien au-delà d’un simple don. Elle traduit la volonté du secteur privé de participer activement à la préservation de l’environnement et à la protection des ressources naturelles.

« Au-delà des profits que chaque opérateur réalise pour son entreprise et son bien-être, il doit également veiller sur la nature. Topaz vient de nous montrer qu’il partage nos préoccupations : la nature est un bien commun. Il s’agit notamment de l’air, des forêts, des sols, de l’eau et de la biodiversité », a-t-il souligné.

MEDD / Lutte contre la pollution plastique : Le Ministre Fassou Théa lance officiellement la caravane de sensibilisation « Guinée sans plastique »

Conakry, 11 septembre 2026 – Le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Fassou Théa, a officiellement lancé ce vendredi 11 septembre 2026 une vaste caravane de sensibilisation au sein des services publics, à quelques jours de l’entrée en vigueur de l’interdiction des emballages plastiques à usage unique en Guinée.
La commune de Kaloum, cœur administratif de Conakry regroupant près de 90 % des départements ministériels, a été la première étape de cette campagne placée sous le slogan « Guinée sans plastique ». Sur le terrain, les équipes du ministère ont arpenté les différents départements et artères publiques pour informer les agents de l’État sur l’arrêt impératif du plastique jetable et leur présenter des alternatives écoresponsables.
S’exprimant lors du lancement, le ministre Fassou Théa a tout d’abord tenu à exprimer sa profonde gratitude envers le Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, pour sa vision éclairée et son soutien indéfectible en faveur de la protection de l’environnement en Guinée. Il a ensuite souligné la démarche rigoureuse qui a précédé cette étape :
« Après une phase de consultations avec les industriels et importateurs, des visites de terrain et l’élaboration d’un plan d’action conforme au décret du Président Mamadi Doumbouya, nous lançons cette vaste campagne nationale de sensibilisation. »

Rappelant l’adage selon lequel « la charité bien ordonnée commence par soi-même », le ministre a insisté sur l’exemplarité de l’État. L’usage des emballages plastiques à usage unique doit ainsi cesser immédiatement dans l’administration, avant que la caravane ne gagne le secteur privé, les marchés et les ménages.
Fassou Théa s’est dit convaincu qu’avec le soutien des plus hautes autorités et l’adhésion des acteurs économiques et des citoyens, la disparition définitive du plastique jetable deviendra très rapidement une réalité en Guinée.

PROJET DE GESTION DES RESSOURCES NATURELLES, MINIERES ET DE L’ENVIRONNEMENT (P G R N M E) CREDIT IDA N°6858 – GN ET DON N°8190 – GN – PROCEDURES DE GESTION DE LA MAIN-D’OEUVRE (PGMO)

260904-PGRNME-PGMO mis a jour FA-2026

Notice d’Impact Environnemental et Social (NIES) du projet de construction d’un bâtiment à étages R+4 pour l’OGPNRF et l’AGEE à Coléah Lansébounyi dans la Commune Urbaine de Matam (République de Guinée)

NIES_AGEE_OGPNRF_Version finale 26062025

MEDD : Le ministre Fassou Théa visite l’unité de recyclage Spaceplast à Manéah

Conakry, le 4 septembre 2026- Afin de garantir le respect du décret interdisant les plastiques à usage unique, le ministre de l’Environnement, Fassou Théa, poursuit la tournée industrielle entamée il y a deux semaines. Ce vendredi, cette série de visites sur le terrain l’a conduit au sein de l’unité industrielle Spaceplast, située à Manéah dans la préfecture de Coyah.
Accompagné de ses cadres, le chef du département s’est imprégné des réalités de cette entreprise. À l’issue de la visite des installations, le ministre s’est félicité de la collaboration de Spaceplast, qui collecte des déchets plastiques issus des quatre coins du pays pour les recycler en produits durables et biodégradables.

« Nous sommes sur le terrain actuellement pour faire le constat avec les différents opérateurs, les fabricants des emballages plastiques et des plastiques à usage unique. Et aujourd’hui à Spaceplast, nous avons eu l’opportunité de comprendre un peu comment le mécanisme fonctionne, et nous sommes déjà sur la ligne de mettre en place un mécanisme qui pourra être utile pour la mise en place de l’application du décret ». a souligné le ministre Fassou Théa.
S’agissant de la mise en œuvre de cette mesure au sein de l’administration publique, le ministre s’est voulu catégorique : « dès le 21 de ce mois, les sachets en plastique seront totalement bannis de l’ensemble des services publics, tous les acteurs concernés ayant été préalablement sensibilisés » a-t-il souligné
Pour accompagner cette transition, le ministre a fait savoir qu’un plan de contingence d’une durée de six mois, assorti d’un volet de communication stratégique, sera conjointement exécuté par le ministère et les opérateurs du secteur.

De son côté, Amara Condé, représentant de la société Spaceplast, a réaffirmé l’engagement de son entreprise à collaborer étroitement avec les autorités. L’objectif partagé est de bénéficier de l’accompagnement technique du ministère pour remplacer progressivement les sachets d’eau par des alternatives durables et d’assurer leur mise sur le marché.

𝐌𝐄𝐄𝐃 : 𝐃𝐞́𝐫𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐞 𝐑𝐔𝐒𝐀𝐋 𝐚̀ 𝐊𝐚𝐠𝐛𝐞𝐥𝐞𝐧, 𝐥𝐞 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐅𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮 𝐓𝐡𝐞́𝐚 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐞́𝐯𝐚𝐥𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐮𝐱

𝐂𝐨𝐧𝐚𝐤𝐫𝐲, 𝟏𝐞𝐫 𝐬𝐞𝐩𝐭𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟐𝟎𝟐𝟔 –Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, 𝐅𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮 𝐓𝐡𝐞́𝐚, , s’est rendu à Kagbelen Village, dans la préfecture de Dubréka, afin d’évaluer les dégâts environnementaux causés par le récent déraillement d’un train minéralier de la société 𝐑𝐔𝐒𝐀𝐋

Accompagné de plusieurs cadres de son département, le Ministre ne s’est pas seulement arrêté au constat des dégâts matériels. Il a également relevé sur place plusieurs zones de déversement accidentel d’alumine.
Dans son intervention, 𝐅𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮 𝐓𝐡𝐞́𝐚 a précisé que ses équipes techniques assuraient un suivi sur le terrain depuis l’accident, survenu dans la soirée du samedi 22 août dernier. Il a toutefois vivement déploré l’absence de notification officielle de la part des dirigeants de la compagnie.

«𝐄𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞, 𝐢𝐥 𝐲 𝐚 𝐥𝐚 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́ 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬. 𝐌𝐚𝐢𝐬 𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐞𝐧 𝐜𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞𝐯𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐬𝐬𝐚𝐲𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐜𝐡𝐢𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐫𝐬𝐞́𝐬, 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐞́𝐝𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐞𝐱𝐚𝐦𝐢𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐢𝐦𝐩𝐚𝐜𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́ 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥’𝐞́𝐜𝐨𝐬𝐲𝐬𝐭𝐞̀𝐦𝐞. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐢𝐜𝐢 𝐜𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧 », 𝐚 𝐝𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐞́ 𝐥𝐞 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞.

Face à ce déversement, le Chef du département a invité instamment la société 𝐑𝐔𝐒𝐀𝐋 à adopter un plan d’action immédiat afin de préserver la santé des riverains et de parer à tout risque de ruissellement des produits vers les cours d’eau environnants en cas de pluie.

Par ailleurs, le Ministre a regretté l’absence de représentants du service environnement de la compagnie lors de son inspection. Il a rappelé qu’il est impératif pour toute entreprise industrielle de s’appuyer sur un département Santé, Sécurité et Environnement (𝐒𝐒𝐄) actif et réactif :
« Notre premier constat n’est pas satisfaisant, car nous n’avons trouvé aucun responsable environnement de la société sur place. Nous avons rappelé à l’entreprise que cela devait être une priorité absolue. »

Au terme de cette visite, le ministère et la direction de 𝐑𝐔𝐒𝐀𝐋 sont convenus de se retrouver dans un bref délai afin de dresser un bilan complet de la situation et de définir des mesures de suivi renforcées.

COP17 : La Guinée aligne la restauration de ses terres sur l’ambition verte du Programme Simandou 2040

Oulan-Bator (Mongolie), du 17 au 28 août 2026– La capitale mongole a abrité les travaux de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17). Placée sous le thème « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », cette grande rencontre internationale s’est tenue conjointement avec la 24e session du Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention (CRIC24) et la 17e session du Comité de la science et de la technologie (CST17).

Pour faire valoir sa position et défendre ses priorités environnementales, la République de Guinée a déployé une délégation stratégique de 18 participants, issus principalement du ministère de l’Environnement et du Développement Durable, ainsi que du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

En droite ligne avec la vision stratégique Simandou 2040 prônée par le chef de l’État, une délégation guinéenne a activement défendu les priorités environnementales du pays lors de cette rencontre. Entre la lutte ferme contre l’orpaillage clandestin et la sanctuarisation du Massif du Fouta Djallon, la Guinée jette à Oulan-Bator les bases de sa transition écologique pour allier durablement prospérité économique et restauration de ses territoires.

Ainsi, au cœur des échanges figuraient la gestion durable des terres, la résilience face à la sécheresse, le financement de la transition écologique, la préservation des pâturages, l’inclusion des populations locales et l’élaboration du cadre stratégique post-2030.

Au-delà des séances plénières consacrées à la gouvernance mondiale des terres, la participation guinéenne s’est principalement articulée autour de plusieurs axes majeurs :

  • La lutte contre l’orpaillage clandestin : cette problématique transversale, aux lourdes conséquences écologiques et socio-économiques en Afrique de l’Ouest, a fait l’objet d’un engagement régional renforcé de la part de la Guinée pour freiner la dégradation des sols et la pollution des cours d’eau. La délégation a notamment pris part aux réunions bilatérales, au segment de haut niveau et aux échanges de la Coalition contre l’exploitation minière illégale.
  • La mobilisation de partenariats : la délégation a tiré parti de ce rendez-vous mondial pour sceller des alliances stratégiques et mobiliser des soutiens autour des projets nationaux de restauration des écosystèmes.
  • La préservation du Massif du Fouta Djallon : le pays a mis en avant la sauvegarde de cet écosystème crucial, tout en plaidant pour des financements adaptés, des transferts de technologies et une véritable inclusion communautaire.

Au sortir de ces deux semaines de négociations, la Guinée s’attache désormais à traduire les engagements de la COP17 en actions concrètes sur le terrain. Les suites prioritaires porteront sur l’alignement des politiques nationales de gestion des terres avec les nouvelles orientations mondiales post-2030 et sur le renforcement des mécanismes de financement pour la restauration des espaces dégradés.

Cet élan s’inscrit pleinement dans la vision stratégique du chef de l’État, S.E.M. Mamadi DOUMBOUYA, qui place la transition écologique au cœur du développement national. À travers le programme structurant Simandou 2040, la Guinée réaffirme sa volonté d’allier transformation économique et durabilité environnementale, faisant de la restauration de ses territoires un levier majeur de prospérité pour les générations futures.

𝐆𝐔𝐈𝐍𝐄𝐄/𝐂𝐎𝐏𝟏𝟕 : 𝐋𝐚 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐨𝐢𝐱 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 « 𝐒𝐢𝐦𝐚𝐧𝐝𝐨𝐮 𝟐𝟎𝟒𝟎 »

𝐎𝐮𝐥𝐚𝐧-𝐁𝐚𝐭𝐨𝐫 (𝐌𝐨𝐧𝐠𝐨𝐥𝐢𝐞), 𝐥𝐞 𝟐𝟓 𝐚𝐨𝐮̂𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔 –– En plein cœur du segment ministériel de la 17ème Conférence des Parties (COP17) sur la désertification, la République de Guinée a délivré un plaidoyer fort pour la restauration des terres africaines. Portée par les orientations stratégiques du 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐒𝐨𝐧 𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐢 𝐃𝐨𝐮𝐦𝐛𝐨𝐮𝐲𝐚, la délégation guinéenne a réaffirmé son objectif d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres à l’horizon 2030.

Devant un parterre de ministres et de chefs de délégation venus des 197 pays membres de la CNULCD, le message de Conakry est limpide : 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐠𝐥𝐨𝐛𝐚𝐥𝐞.

La délégation a mis en avant une impulsion politique nationale restructurée. La préservation du capital naturel guinéen s’adosse désormais directement à la vision macroéconomique du pays : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 𝐒𝐢𝐦𝐚𝐧𝐝𝐨𝐮 𝟐𝟎𝟒𝟎.
Ce plan d’envergure nationale ambitionne de transformer l’exploitation responsable des ressources minières en un levier de diversification économique et de développement humain, tout en verrouillant le respect strict des équilibres environnementaux pour les générations futures.

Pour l’État guinéen, cette feuille de route se traduit déjà par des arbitrages fermes sur le terrain. Face aux profonds traumatismes environnementaux infligés aux cours d’eau, aux forêts et aux sols par l’exploitation minière anarchique, Conakry a officialisé sa politique de fermeté.

Les opérations de fermeture des sites d’orpaillage clandestin et d’exploitations artisanales hors-la-loi ont été présentées à Oulan-Bator comme la preuve qu’un développement économique viable ne peut pas s’articuler autour de la destruction du patrimoine naturel.
Au-delà de ses frontières, la Guinée a rappelé son statut de « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ». Le 𝐌𝐚𝐬𝐬𝐢𝐟 𝐝𝐮 𝐅𝐨𝐮𝐭𝐚 𝐃𝐣𝐚𝐥𝐥𝐨𝐧, berceau des grands fleuves de la sous-région, subit une pression écologique qui menace la stabilité transfrontalière. Protection des têtes de sources, restauration des bassins versants et résilience des populations locales : 𝐥𝐚 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐥𝐢𝐟𝐢𝐞 𝐝𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐮 𝐅𝐨𝐮𝐭𝐚 𝐃𝐣𝐚𝐥𝐥𝐨𝐧 𝐝’𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐡𝐲𝐝𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐱.

Cette diplomatie environnementale de proximité s’active déjà concrètement au sein de l’Union du Fleuve Mano. Aux côtés de la Côte d’Ivoire, du Libéria et de la Sierra Leone, la Guinée multiplie les initiatives de gestion concertée des forêts et des paysages frontaliers.
La Guinée s’est faite l’avocate d’un changement de paradigme mondial en demandant à la communauté internationale de rompre avec les simples déclarations d’intention. Le pays plaide pour :
. 𝐔𝐧 𝐚𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐞́ 𝐞𝐭 𝐚𝐜𝐜𝐫𝐮 𝐚𝐮𝐱 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐮𝐱, 𝐜𝐢𝐛𝐥𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐌𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥 (𝐅𝐄𝐌).
* 𝐔𝐧𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐛𝐥𝐨𝐜𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐂𝐨𝐧𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐑𝐢𝐨 (𝐁𝐢𝐨𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́, 𝐂𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭, 𝐃𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧).
* 𝐋’𝐢𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐯𝐞𝐬 (𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬, 𝐥𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐫𝐢𝐯𝐞́ 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥) 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐦𝐨𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧.

 

En réitérant son soutien à la position commune africaine, la Guinée achève sa participation au segment de haut niveau avec une doctrine claire : sanctuariser aujourd’hui les terres arables pour garantir, demain, la subsistance de ses populations.

𝐁𝐨𝐤𝐞́ : 𝐋𝐞𝐬 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐁𝐨𝐮𝐧𝐚 𝐒𝐘𝐋𝐋𝐀 𝐞𝐭 𝐅𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮 𝐓𝐇𝐄́𝐀 𝐞𝐧 𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐢 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐞𝐫𝐬

Dans le cadre de la mise en œuvre de la vision du 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐒.𝐄.𝐌 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐢 𝐃𝐎𝐔𝐌𝐁𝐎𝐔𝐘𝐀, le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, 𝐅𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮 𝐓𝐇𝐄́𝐀, accompagné de son homologue des Mines et de la Géologie, 𝐁𝐨𝐮𝐧𝐚 𝐒𝐘𝐋𝐋𝐀, a effectué ce mardi une visite de terrain sur plusieurs sites miniers dans la préfecture de Boké.

Cette mission gouvernementale avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des projets d’extraction et de transformation locale dans la région. La délégation s’est notamment rendue sur deux sites majeurs :
* Red Rock Mining, entreprise qui développe un projet bauxitique à Télimélé, couvrant les régions de Kindia et de Boké.
* Winning Consortium Alumina Guinea (WCAG), société en charge du projet de construction de la raffinerie d’alumine de Dobaly, dans la sous-préfecture de Kanfarandé (Boké).
Pour le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, cette mission conjointe traduit la volonté commune des deux départements d’assurer un suivi concerté du secteur minier et environnemental. Il a précisé que le MEDD se positionne comme partenaire et conseiller des acteurs du secteur, plutôt que comme un frein à leur croissance.

𝐌. 𝐅𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮 𝐓𝐇𝐄́𝐀 s’est réjoui de l’avancement des chantiers et de la qualité des mesures écologiques mises en œuvre. Il a rappelé que ces initiatives reposent sur des études d’impact environnemental et social rigoureuses, dont la conformité sera régulièrement contrôlée par les équipes de l’État. Ces contrôles périodiques visent à renforcer les standards sociaux et environnementaux, ouvrant la voie à de futures certifications.

Le Ministre a également exprimé le souhait de réaliser une évaluation environnementale globale afin de dresser un bilan complet des activités minières de la zone. Une telle étude permettra de mesurer l’impact cumulé des différentes exploitations, d’anticiper les menaces et de définir des ajustements efficaces au bénéfice de la nature et des populations.
Les deux ministères ont réaffirmé leur engagement à bâtir un modèle minier responsable, alliant essor économique, transformation locale, création d’emplois et protection de la biodiversité.