𝐎𝐮𝐥𝐚𝐧-𝐁𝐚𝐭𝐨𝐫 (𝐌𝐨𝐧𝐠𝐨𝐥𝐢𝐞), 𝐥𝐞 𝟐𝟓 𝐚𝐨𝐮̂𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟔 –– En plein cœur du segment ministériel de la 17ème Conférence des Parties (COP17) sur la désertification, la République de Guinée a délivré un plaidoyer fort pour la restauration des terres africaines. Portée par les orientations stratégiques du 𝐏𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐒𝐨𝐧 𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐢 𝐃𝐨𝐮𝐦𝐛𝐨𝐮𝐲𝐚, la délégation guinéenne a réaffirmé son objectif d’atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres à l’horizon 2030.
Devant un parterre de ministres et de chefs de délégation venus des 197 pays membres de la CNULCD, le message de Conakry est limpide : 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐭𝐫𝐢𝐦𝐨𝐢𝐧𝐞 𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐠𝐥𝐨𝐛𝐚𝐥𝐞.
La délégation a mis en avant une impulsion politique nationale restructurée. La préservation du capital naturel guinéen s’adosse désormais directement à la vision macroéconomique du pays : 𝐥𝐞 𝐏𝐫𝐨𝐠𝐫𝐚𝐦𝐦𝐞 𝐒𝐢𝐦𝐚𝐧𝐝𝐨𝐮 𝟐𝟎𝟒𝟎.
Ce plan d’envergure nationale ambitionne de transformer l’exploitation responsable des ressources minières en un levier de diversification économique et de développement humain, tout en verrouillant le respect strict des équilibres environnementaux pour les générations futures.
Pour l’État guinéen, cette feuille de route se traduit déjà par des arbitrages fermes sur le terrain. Face aux profonds traumatismes environnementaux infligés aux cours d’eau, aux forêts et aux sols par l’exploitation minière anarchique, Conakry a officialisé sa politique de fermeté.
Les opérations de fermeture des sites d’orpaillage clandestin et d’exploitations artisanales hors-la-loi ont été présentées à Oulan-Bator comme la preuve qu’un développement économique viable ne peut pas s’articuler autour de la destruction du patrimoine naturel.
Au-delà de ses frontières, la Guinée a rappelé son statut de « château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ». Le 𝐌𝐚𝐬𝐬𝐢𝐟 𝐝𝐮 𝐅𝐨𝐮𝐭𝐚 𝐃𝐣𝐚𝐥𝐥𝐨𝐧, berceau des grands fleuves de la sous-région, subit une pression écologique qui menace la stabilité transfrontalière. Protection des têtes de sources, restauration des bassins versants et résilience des populations locales : 𝐥𝐚 𝐆𝐮𝐢𝐧𝐞́𝐞 𝐪𝐮𝐚𝐥𝐢𝐟𝐢𝐞 𝐝𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐥𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐭𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐮 𝐅𝐨𝐮𝐭𝐚 𝐃𝐣𝐚𝐥𝐥𝐨𝐧 𝐝’𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐡𝐲𝐝𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐚𝐥𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐢𝐱.
Cette diplomatie environnementale de proximité s’active déjà concrètement au sein de l’Union du Fleuve Mano. Aux côtés de la Côte d’Ivoire, du Libéria et de la Sierra Leone, la Guinée multiplie les initiatives de gestion concertée des forêts et des paysages frontaliers.
La Guinée s’est faite l’avocate d’un changement de paradigme mondial en demandant à la communauté internationale de rompre avec les simples déclarations d’intention. Le pays plaide pour :
. 𝐔𝐧 𝐚𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐬𝐢𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐞́ 𝐞𝐭 𝐚𝐜𝐜𝐫𝐮 𝐚𝐮𝐱 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐮𝐱, 𝐜𝐢𝐛𝐥𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐅𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐌𝐨𝐧𝐝𝐢𝐚𝐥 (𝐅𝐄𝐌).
* 𝐔𝐧𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐞𝐫𝐠𝐢𝐞 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥𝐞 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐛𝐥𝐨𝐜𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐂𝐨𝐧𝐯𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐑𝐢𝐨 (𝐁𝐢𝐨𝐝𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐢𝐭𝐞́, 𝐂𝐥𝐢𝐦𝐚𝐭, 𝐃𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐭𝐢𝐟𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧).
* 𝐋’𝐢𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐯𝐞𝐬 (𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬, 𝐥𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐩𝐫𝐢𝐯𝐞́ 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐥) 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐦𝐨𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧.
En réitérant son soutien à la position commune africaine, la Guinée achève sa participation au segment de haut niveau avec une doctrine claire : sanctuariser aujourd’hui les terres arables pour garantir, demain, la subsistance de ses populations.

