๐๐ฎ๐ฅ๐๐ง-๐๐๐ญ๐จ๐ซ (๐๐จ๐ง๐ ๐จ๐ฅ๐ข๐), ๐ฅ๐ ๐๐ ๐๐จ๐ฎฬ๐ญ ๐๐๐๐ โโ En plein cลur du segment ministรฉriel de la 17รจme Confรฉrence des Parties (COP17) sur la dรฉsertification, la Rรฉpublique de Guinรฉe a dรฉlivrรฉ un plaidoyer fort pour la restauration des terres africaines. Portรฉe par les orientations stratรฉgiques du ๐๐ซ๐ฬ๐ฌ๐ข๐๐๐ง๐ญ ๐๐ ๐ฅ๐ ๐๐ฬ๐ฉ๐ฎ๐๐ฅ๐ข๐ช๐ฎ๐, ๐๐จ๐ง ๐๐ฑ๐๐๐ฅ๐ฅ๐๐ง๐๐ ๐๐๐ฆ๐๐๐ข ๐๐จ๐ฎ๐ฆ๐๐จ๐ฎ๐ฒ๐, la dรฉlรฉgation guinรฉenne a rรฉaffirmรฉ son objectif d’atteindre la neutralitรฉ en matiรจre de dรฉgradation des terres ร lโhorizon 2030.
Devant un parterre de ministres et de chefs de dรฉlรฉgation venus des 197 pays membres de la CNULCD, le message de Conakry est limpide : ๐ฅ๐ ๐ญ๐๐ซ๐ซ๐ ๐ง’๐๐ฌ๐ญ ๐ฉ๐ฅ๐ฎ๐ฌ ๐ฌ๐๐ฎ๐ฅ๐๐ฆ๐๐ง๐ญ ๐ฎ๐ง ๐ฉ๐๐ญ๐ซ๐ข๐ฆ๐จ๐ข๐ง๐ ๐ฬ๐๐จ๐ฅ๐จ๐ ๐ข๐ช๐ฎ๐, ๐๐ฅ๐ฅ๐ ๐๐ฌ๐ญ ๐ฅ๐ ๐ฌ๐จ๐๐ฅ๐ ๐๐ ๐ฅ๐ ๐ฌ๐จ๐ฎ๐ฏ๐๐ซ๐๐ข๐ง๐๐ญ๐ฬ ๐ ๐ฅ๐จ๐๐๐ฅ๐.
La dรฉlรฉgation a mis en avant une impulsion politique nationale restructurรฉe. La prรฉservation du capital naturel guinรฉen sโadosse dรฉsormais directement ร la vision macroรฉconomique du pays : ๐ฅ๐ ๐๐ซ๐จ๐ ๐ซ๐๐ฆ๐ฆ๐ ๐๐ข๐ฆ๐๐ง๐๐จ๐ฎ ๐๐๐๐.
Ce plan d’envergure nationale ambitionne de transformer lโexploitation responsable des ressources miniรจres en un levier de diversification รฉconomique et de dรฉveloppement humain, tout en verrouillant le respect strict des รฉquilibres environnementaux pour les gรฉnรฉrations futures.
Pour l’รtat guinรฉen, cette feuille de route se traduit dรฉjร par des arbitrages fermes sur le terrain. Face aux profonds traumatismes environnementaux infligรฉs aux cours d’eau, aux forรชts et aux sols par l’exploitation miniรจre anarchique, Conakry a officialisรฉ sa politique de fermetรฉ.
Les opรฉrations de fermeture des sites dโorpaillage clandestin et dโexploitations artisanales hors-la-loi ont รฉtรฉ prรฉsentรฉes ร Oulan-Bator comme la preuve qu’un dรฉveloppement รฉconomique viable ne peut pas s’articuler autour de la destruction du patrimoine naturel.
Au-delร de ses frontiรจres, la Guinรฉe a rappelรฉ son statut de ยซ chรขteau d’eau de l’Afrique de l’Ouest ยป. Le ๐๐๐ฌ๐ฌ๐ข๐ ๐๐ฎ ๐
๐จ๐ฎ๐ญ๐ ๐๐ฃ๐๐ฅ๐ฅ๐จ๐ง, berceau des grands fleuves de la sous-rรฉgion, subit une pression รฉcologique qui menace la stabilitรฉ transfrontaliรจre. Protection des tรชtes de sources, restauration des bassins versants et rรฉsilience des populations locales : ๐ฅ๐ ๐๐ฎ๐ข๐ง๐ฬ๐ ๐ช๐ฎ๐๐ฅ๐ข๐๐ข๐ ๐๐ฬ๐ฌ๐จ๐ซ๐ฆ๐๐ข๐ฌ ๐ฅ๐ ๐ฌ๐๐ฎ๐ฏ๐๐ญ๐๐ ๐ ๐๐ฎ ๐
๐จ๐ฎ๐ญ๐ ๐๐ฃ๐๐ฅ๐ฅ๐จ๐ง ๐’๐๐ง๐ฃ๐๐ฎ ๐ข๐ง๐ญ๐๐ซ๐ง๐๐ญ๐ข๐จ๐ง๐๐ฅ ๐๐ ๐ฌ๐ฬ๐๐ฎ๐ซ๐ข๐ญ๐ฬ ๐ก๐ฒ๐๐ซ๐ข๐ช๐ฎ๐, ๐๐ฅ๐ข๐ฆ๐๐ง๐ญ๐๐ข๐ซ๐ ๐๐ญ ๐๐ ๐ฉ๐๐ข๐ฑ.
Cette diplomatie environnementale de proximitรฉ sโactive dรฉjร concrรจtement au sein de lโUnion du Fleuve Mano. Aux cรดtรฉs de la Cรดte dโIvoire, du Libรฉria et de la Sierra Leone, la Guinรฉe multiplie les initiatives de gestion concertรฉe des forรชts et des paysages frontaliers.
La Guinรฉe sโest faite lโavocate dโun changement de paradigme mondial en demandant ร la communautรฉ internationale de rompre avec les simples dรฉclarations d’intention. Le pays plaide pour :
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* ๐๐ง๐ ๐ฌ๐ฒ๐ง๐๐ซ๐ ๐ข๐ ๐ญ๐จ๐ญ๐๐ฅ๐ ๐๐ง๐ญ๐ซ๐ ๐ฅ๐๐ฌ ๐ญ๐ซ๐จ๐ข๐ฌ ๐๐ฅ๐จ๐๐ฌ ๐๐๐ฌ ๐๐จ๐ง๐ฏ๐๐ง๐ญ๐ข๐จ๐ง๐ฌ ๐๐ ๐๐ข๐จ (๐๐ข๐จ๐๐ข๐ฏ๐๐ซ๐ฌ๐ข๐ญ๐ฬ, ๐๐ฅ๐ข๐ฆ๐๐ญ, ๐๐ฬ๐ฌ๐๐ซ๐ญ๐ข๐๐ข๐๐๐ญ๐ข๐จ๐ง).
* ๐โ๐ข๐ง๐๐ฅ๐ฎ๐ฌ๐ข๐จ๐ง ๐๐๐ฌ ๐๐จ๐ซ๐๐๐ฌ ๐ฏ๐ข๐ฏ๐๐ฌ (๐ฅ๐๐ฌ ๐๐๐ฆ๐ฆ๐๐ฌ, ๐ฅ๐ ๐ฃ๐๐ฎ๐ง๐๐ฌ๐ฌ๐ ๐๐ญ ๐ฅ๐ ๐ฌ๐๐๐ญ๐๐ฎ๐ซ ๐ฉ๐ซ๐ข๐ฏ๐ฬ ๐ฅ๐จ๐๐๐ฅ) ๐๐จ๐ฆ๐ฆ๐ ๐ฆ๐จ๐ญ๐๐ฎ๐ซ๐ฌ ๐๐ ๐ฅ๐ ๐ญ๐ซ๐๐ง๐ฌ๐ข๐ญ๐ข๐จ๐ง.
En rรฉitรฉrant son soutien ร la position commune africaine, la Guinรฉe achรจve sa participation au segment de haut niveau avec une doctrine claire : sanctuariser aujourd’hui les terres arables pour garantir, demain, la subsistance de ses populations.

